crédit photos : Marc Ginot

Sortie de Résidence : 15 et 16 Octobre

RDV au Quartier Gare les Jeudi 15 et Vendredi 16 Octobre 2020

Infos et réservations au 07 83 70 09 21 ou lamaisontheatre34@gmail.com

Création en 2020

Cette 4ème Action artistique et citoyenne se penche sur l’incroyable fossé existant encore, en 2019, entre les femmes et les hommes, entre les garçons et les filles.

Fossé que l’on retrouve tant dans la sphère publique que privée.

Nous souhaitons travailler sur ce sujet par le biais des injonctions faites aux hommes et cela dès leur plus jeune âge. Nous connaissons toutes et tous (un peu, trop peu il est vrai) la place assignée aux femmes dans notre société, cette connaissance provient de longues luttes, d’écrits, d’actes forts et du courage de nombreuses femmes. Tant de films, de romans, de débats, de textes de Loi depuis des siècles maintenant et pourtant cette égalité (reconnue, établie par la Loi) n’est pas toujours visible dans notre quotidien, perçue dans notre inconscient, vécue dans nos rapports les uns aux autres, les unes aux autres.

Et si, dans ce spectacle, on s’intéressait aux injonctions faites aux jeunes garçons, aux jeunes hommes ; les qualités qu’un garçon « se doit d’avoir », le rapport qu’il « se doit d’établir » avec un autre garçon, avec une fille, une femme ; si on parlait du métier qu’il « se doit d’accomplir », du sport qu’il « se doit de pratiquer »…par le biais d’une forme brève et légère, cela serait un angle d’attaque percutant, différent.

Faire surgir en eux et en elles combien le sexe masculin est lui aussi contraint, guidé, assigné à être « fort, grand, puissant, central, viril »

Faire ainsi le pari d’un texte pour une actrice où avec humour nous nous pencherions sur ces injonctions faites dès leur plus tendre enfance.

Le Mythe de la Virilité par Olivia Gazalé

« …Être un homme c’est obéir à un faisceau d’injonctions comportementales et morales et faire sans cesse la démonstration de leur parfaite intériorisation si bien que la virilité constitue une sorte de performance imposée, un idéal hautement contraignant. Tandis que les filles sont dites peureuses, faibles et pleurnicheuses ; on attend des garçons qu’ils soient forts et courageux, on leur interdit les larmes, on leur enseigne que la violence est chez eux un penchant naturel.

L’origine de la subordination de la femme dans le monde économique, la phobie de l’alliance avec le même a conduit les hommes à exclure les femmes des positions de pouvoir. En s’octroyant le monopole de la chasse, des armes et des objets sacrés, ils ont préempté les postes stratégiques dans l’immense espace public : le mode économique, mais aussi politique, intellectuel et artistique, et reléguée les femmes dans le petit espace privé et la vie domestique : le foyer, la demeure, la maison

La sexualisation des taches s’est donc accompagnée d’une sexualisation de l’espace : d’un côté l’extérieur la sphère publique, de l’autre, l’intérieur la sphère privée. La première étant placé au-dessus de la seconde situé au-dessous. »

Nous avons fait appel à Marine Bachelot Nguyen pour nous aider dans ce nouvel épisode de nos Actions. Autrice engagée, dans son travail, elle explore l’alliance de la fiction et du document, les croisements du corps et du politique, les questions féministes et postcoloniales. Elle écrit actuellement un texte, une pièce de théâtre sur ce thème pour la Maison Théâtre.

Ce texte serait un point d’appui pour nous aider à faire comprendre aux jeunes spectatrices et spectateurs combien la société façonnent nos pensées, nos corps, nos goûts, nos idées, notre avenir, notre bonheur.

Et nous nous poserons ainsi ensemble la question, à travers le débat qui fait suite à la représentation : comment parvenir à être soi ?

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