crédit photos : Marc Ginot

Action# 3 Foi en la Devise

Premières représentations les 04 et 05 Avril 2019 au Quartier Gare

Réservez vos places dès maintenant !

 

Dans le dictionnaire, la Laïcité se définit  :

« Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement »

Un peu d’histoire :

« Ce n’est que par le lent travail des siècles que peu à peu les diverses fonctions de la vie publique se sont distinguées, séparées les unes des autres et affranchies de la tutelle étroite de l’Église. La force des choses a de très bonne heure amené la sécularisation de l’armée, puis celle des fonctions administratives et civiles, puis celle de la Justice. Toute société qui ne veut pas rester à l’état de théocratie pure est bien obligée de constituer comme forces distinctes de l’Église, sinon indépendantes et souveraines, les trois pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire. Mais la sécularisation n’est pas complète quand sur chacun de ces pouvoirs et sur tout l’ensemble de la vie publique et privée le clergé conserve un droit d’immixtion, de surveillance, de contrôle ou de veto. Telle était précisément la situation de notre société jusqu’à la Déclaration des droits de l’homme. La Révolution française fit apparaître pour la première fois dans sa netteté entière l’idée de l’État laïque, de l’État neutre entre tous les cultes, indépendant de tous les clergés, dégagé de toute conception théologique. L’égalité de tous les Français devant la loi, la liberté de tous les cultes, la constitution de l’État-civil et du mariage civil, et en général l’exercice de tous les droits civils désormais assuré en dehors de toute condition religieuse, telles furent les mesures décisives qui consommèrent l’œuvre de sécularisation. Malgré les réactions, malgré tant de retours directs ou indirects à l’ancien régime, malgré près d’un siècle d’oscillations et d’hésitations politiques, le principe a survécu : la grande idée, la notion fondamentale de l’État laïque, c’est-à-dire la délimitation profonde entre le temporel et le spirituel, est entrée dans nos mœurs de manière à n’en plus sortir. Les inconséquences dans la pratique, les concessions de détail, les hypocrisies masquées sous le nom de respect des traditions, rien n’a pu empêcher la société française de devenir, à tout prendre, la plus séculière, la plus laïque de l’Europe. »

Ferdinand Buisson

Nous avions envie d’interroger le public et particulièrement les jeunes filles et jeunes gens qui seront amenés à construire le monde de demain.

Que s’est-il passé depuis 1905 ?

Comment comprennent-ils notre Etat républicain ?

Que représente le mot Laïcité aujourd’hui ?

A-t-il encore un sens ?

Que reste-t-il à construire ?

A travers la mise en place d’ateliers d’écriture au collège de Pérols, nous récolterons les réflexions, les idées, les sensations, les débats d’une classe de 3ème.

 Les spectacles Actions ont la particularité de parler directement au public, de l’interroger intimement, de lui faire vivre une expérience, de déplacer son point de vue afin de regarder le monde, l’autre différemment : et si vous étiez … ?

Cette fois ci nous avons envie de vous proposer de chercher ensemble à comprendre ce que nous apporte la Laïcité, ce que veut dire finalement « Je suis Laïque », « nous sommes dans un pays Laïque », « nous sommes Laïques ». Qu’est-ce que cela nous apporte ? De quoi cela nous protège t-il ?

 

Nous avons proposé à l’autrice, Sarah Fourage, dont le travail se tourne également souvent vers les problématiques que traversent les collégiens et lycéens, de s’emparer de cette proposition afin d’en écrire une pièce de théâtre.

« Il était une fois une loi, la, ça commence comme ça, comme une chanson, la plus banale des chansons, laaaa

Elle permet d’accorder tous les instruments de musique du monde…

Que nous apporte-elle ? Qu’induit-elle ? Que nous promet-elle ? »